Le régulateur français du marché a annoncé le 20 mars qu'il avait infligé une nouvelle amende de 250 millions d'euros (environ 272 millions de dollars) à la société américaine Google pour avoir utilisé le contenu d'éditeurs et d'agences de presse français pour former le chatbot "Bad" (sa version améliorée s'appelle "Gemini") sans consentement, en violation des lois et réglementations de l'Union européenne en matière de propriété intellectuelle.

Selon un communiqué de l'Autorité française de la concurrence du 20, la France estime que Google a violé 4 des 7 termes de l'accord avec les éditeurs de médias, notamment la négociation de bonne foi avec les éditeurs concernés et la fourniture d'informations transparentes. L'Autorité de la concurrence a spécifiquement mentionné que le chatbot "Bud" lancé par Google en 2023 utilisait les données des plateformes médiatiques et des organismes de presse à des fins de formation, mais Google n'en a pas informé ces agences ni l'Autorité de la concurrence. "En conséquence, Google lie l'utilisation de contenus liés à ses services d'intelligence artificielle à l'affichage de contenus protégés", nuisant ainsi à la capacité des éditeurs et des organes de presse concernés à obtenir des prix équitables dans les négociations.

Selon l'Associated Press, il s'agit de la quatrième amende infligée par l'Autorité française de la concurrence en autant d'années pour punir Google pour violation de la réglementation européenne sur le droit d'auteur.

L'Agence France-Presse a rapporté que de nombreux éditeurs, auteurs et organes de presse du monde entier sont préoccupés par le problème selon lequel certains services d'intelligence artificielle collectent leur contenu en ligne sans en informer ni payer. Aux États-Unis, le New York Times a poursuivi en justice Microsoft et l'Open Artificial Intelligence Research Center, concurrents de Google dans le domaine des modèles d'intelligence artificielle, en les accusant d'utiliser des millions d'articles publiés par le journal pour former des robots de discussion sans autorisation.