L'Australie a adopté il y a quelques années une loi exigeant que les géants des plateformes, notamment le propriétaire de Facebook Meta et la société mère de YouTube, Google, négocient avec les éditeurs d'informations pour payer le partage d'informations. Le Code de négociation des médias d’information oblige les grandes entreprises technologiques à conclure des accords avec les agences de presse locales. Cependant, cela semble s’être retourné contre lui et Meta a depuis cessé de promouvoir des informations sur sa plateforme mondiale.

En mars, les éditeurs australiens ont été stupéfaits lorsque Meta leur a annoncé qu'elle ne renouvellerait pas les accords commerciaux d'une valeur d'environ 70 millions de dollars.

Quelques mois après la décision à succès de Meta, le gouvernement australien prépare une réponse : le Financial Times rapporte que le gouvernement australien va introduire un amendement législatif ciblant les médias sociaux et les moteurs de recherche.

L'amendement stipule que les médias sociaux et les moteurs de recherche doivent payer pour les informations si leurs revenus locaux annuels dépassent 250 millions de dollars. La taxe sur la presse sera compensée par tout paiement volontaire aux éditeurs. La mesure, qui doit faire l’objet d’une consultation publique l’année prochaine, est donc une tentative apparente de ramener les grandes technologies à la table des médias.