La Belgique a arrêté le 14 février le réacteur Doel1 d'Engie de 0,45 GW après 50 ans d'exploitation. Deux autres réacteurs, Doel 2 et Tihange 1, seront également arrêtés avant la fin de cette année. Le pays ne disposera alors plus que de deux réacteurs nucléaires, qui fonctionneront jusqu’en 2035.


Source : Bloomberg New Energy Finance. (Remarque : certains marchés incluent le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique. Les baisses d'énergie hydroélectrique d'une année sur l'autre indiquent un retour à des niveaux normaux après un temps anormalement humide en 2024.)

La fermeture de 1,9 GW de capacité nucléaire en Europe d’ici 2025 entraînera une réduction de la puissance de base en Europe. Bloomberg New Energy Finance prévoit que la production d'énergie nucléaire au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Espagne, en Italie et en Belgique diminuera de 9,5 TWh sur un an pour atteindre 469 TWh, soit une baisse de 2 %. Le réacteur français Flamanville 3 de 1,6 GW devrait atteindre son potentiel de production d'électricité maximal d'ici septembre, ce qui compensera en partie la perte d'approvisionnement électrique stable.

En revanche, la croissance des énergies renouvelables a aidé la région à réduire sa dépendance à l’énergie alimentée au charbon. La production d'énergie photovoltaïque et éolienne sur les marchés mentionnés ci-dessus devrait croître de 17 % en 2025, avec une production annuelle d'électricité atteignant 564 TWh, répondant à 33 % de la demande totale d'électricité.