Un tribunal de Paris, en France, a rejeté vendredi (heure locale) la demande d'urgence du gouvernement français visant à suspendre les opérations de la plateforme chinoise de mode rapide Shein en France après que les régulateurs ont découvert des armes illégales, des « poupées sexuelles ressemblant à des enfants » et d'autres produits en vente sur la plateforme.

Après que la décision de justice a été rendue, Xiyin a salué le résultat et a déclaré qu'elle continuerait à coopérer avec les autorités françaises pour renforcer le processus d'examen et de contrôle des produits de la plateforme, et a réitéré que sa « première priorité reste de protéger les consommateurs français et d'assurer le respect des lois et réglementations locales ».

L'incident remonte au début du mois de novembre de cette année, lorsque l'agence française de protection des consommateurs et le ministère des Finances ont lancé des procédures visant à suspendre les opérations du marché en ligne de Xiyin en France conformément aux lois et réglementations en vigueur. La raison en est que les régulateurs ont trouvé sur la plateforme des poupées sexuelles avec des images d'enfants et ont interdit les produits d'armes classés comme "armes de classe A" par la France. Dans le même temps, Xiyin ouvre son premier magasin permanent à Paris, ce qui suscite une grande attention du public.

Selon la partie française, les autorités de régulation ont émis une ordonnance à durée limitée à Xiyin, l'obligeant à retirer des rayons les produits problématiques concernés dans un délai de quelques heures. Xiyin a ensuite annoncé une interdiction de la vente des produits mentionnés ci-dessus sur la plateforme française et a considérablement renforcé, voire fondamentalement fermé, l'entrée du marché des vendeurs tiers pour les utilisateurs français afin de réduire les risques potentiels pour la conformité des produits de la plateforme.

Outre les mesures réglementaires nationales, les autorités françaises ont également soumis une demande à la Commission européenne pour examiner les raisons pour lesquelles ces produits illégaux peuvent être vendus sur la plateforme conformément aux règles de l'UE applicables aux grandes plateformes intermédiaires en ligne, et pour évaluer s'il existe des lacunes dans le cadre réglementaire existant. Les autorités françaises n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires des médias.