La Commission européenne a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête formelle sur AliExpress, le site international de commerce électronique géré par le géant chinois de la technologie Alibaba, en raison d'inquiétudes concernant la diffusion de contenus illégaux. La Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, a lancé une enquête sur AliExpress en vertu de la loi historique sur les services numériques, entrée en vigueur ce mois-ci.
Ce projet de loi ambitieux vise à freiner les comportements anticoncurrentiels des géants de la technologie et à garantir que leurs plateformes ne soient pas remplies de désinformation.
La Commission a déclaré que l'enquête visait à savoir si AliExpress avait violé le DSA "dans les domaines liés à la gestion et à la réduction des risques, à la modération du contenu et aux mécanismes internes de traitement des plaintes, à la transparence des systèmes de publicité et de recommandation, à la traçabilité des commerçants et à l'accès aux données pour les chercheurs".
La Commission européenne va enquêter pour savoir si AliExpress n'a pas appliqué ses propres conditions de service, qui interdisent certains produits présentant des risques pour la santé des consommateurs, tels que les médicaments contrefaits.
L'enquête portera également sur l'existence de violations permettant à des mineurs d'accéder à du matériel pornographique, que la commission a déclaré que les consommateurs pouvaient toujours trouver sur la plateforme.
D'autres aspects de l'enquête incluent la manière dont AliExpress recommande des produits aux utilisateurs et si le site de commerce électronique s'est conformé aux réglementations autorisant la recherche d'annonces diffusées sur la plateforme.
Il s'agit de la troisième enquête formelle ouverte par la Commission européenne dans le cadre du DSA, après l'enquête sur TikTok et la plateforme de médias sociaux X.