L'agence de presse Yonhap a rapporté que Samsung Electronics et son syndicat n'étaient pas parvenus à un accord salarial de dernière minute, augmentant ainsi le risque d'une grève qui pourrait perturber les opérations du plus grand fabricant mondial de puces mémoire. Auparavant, deux jours de négociations marathon sous la médiation du ministère du Travail sud-coréen avaient échoué. Le syndicat et la direction avaient de sérieuses divergences sur les primes de performance liées à la forte augmentation des bénéfices de l'intelligence artificielle (IA). Le syndicat demande à Samsung d'annuler le plafond actuel des primes, d'utiliser 15 % des bénéfices d'exploitation pour les primes des employés et d'inscrire les dispositions pertinentes dans le contrat de travail.

L'agence de presse Yonhap a rapporté que Samsung avait proposé d'utiliser 10 % de ses bénéfices d'exploitation pour des bonus et de fournir une rémunération spéciale unique supérieure aux normes de l'industrie. Les dirigeants de l'entreprise ont déclaré que les revendications du syndicat n'étaient pas viables à long terme, selon le rapport.
La Commission nationale des relations du travail (NLRC) de Corée du Sud a déclaré dans un communiqué qu'elle était prête à fournir un soutien supplémentaire après la médiation si les deux parties en faisaient la demande conjointe.
L'échec des négociations met en évidence les tensions croissantes dans l'industrie technologique sud-coréenne, où les employés se battent pour une plus grande part des bénéfices issus du boom des infrastructures d'IA. Les dirigeants syndicaux ont souligné que son rival SK Hynix avait accepté l'année dernière de verser 10 % de ses bénéfices d'exploitation annuels dans une réserve de primes de performance.
Le syndicat a menacé de déclencher une grève de 18 jours à partir du 21 mai, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle perturbation de l'activité semi-conducteurs de Samsung. Samsung est actuellement en concurrence féroce avec SK Hynix et Micron Technology sur le marché des puces mémoire. Si le conflit de travail se poursuit, cela pourrait compliquer davantage les efforts de Samsung visant à accélérer le développement de semi-conducteurs de nouvelle génération.

Le 23 avril, des employés de Samsung Electronics ont brandi des pancartes lors d'un rassemblement précédant la grève devant l'usine de semi-conducteurs de Samsung Electronics à Pyeongtaek, en Corée du Sud.
Le différend survient alors que la Corée du Sud débat de la répartition des bénéfices du boom de l’IA.
Mercredi, le tribunal du district de Suwon tiendra une deuxième audience sur la demande d'injonction de Samsung visant à limiter la grève syndicale. Le tribunal devrait décider d'approuver ou non l'interdiction au plus tard le 20 mai. La demande vise à interdire l'occupation d'installations clés et à exiger que le personnel occupant des postes clés de sécurité reste sur place pour éviter des dommages aux équipements, ce qui pourrait modifier l'ampleur de la grève prévue pour le 21 mai.