Selon une nouvelle étude publiée dans le magazine Science, les astronomes ont réussi à détecter un flux d'hélium qui s'échappe lentement sur l'exoplanète rocheuse LHS 1140 b, située à environ 48 années-lumière de la Terre. Cette découverte confirme que la planète a réussi à conserver sa propre atmosphère. Ce n'est pas seulement la première fois que la communauté astronomique détecte clairement l'existence de l'atmosphère d'une planète semblable à la Terre dans la zone habitable d'autres étoiles, mais cela constitue également une étape clé dans la recherche par l'humanité de planètes habitables et de traces de vie en dehors du système solaire.

LHS 1140 b est une planète rocheuse en orbite autour d'une étoile naine rouge. C'est dans la zone habitable de l'étoile. Sa température de surface et ses conditions environnementales ont le potentiel de retenir l'eau liquide. Bien que les scientifiques aient déjà découvert des milliers d’exoplanètes et de nombreuses planètes rocheuses dans la zone habitable, confirmer si ces planètes peuvent maintenir une atmosphère pendant des milliards d’années reste un problème majeur. Cette recherche a été dirigée par Collin Cherubim, titulaire d'un doctorat. de l'Université Harvard et nouveau chercheur postdoctoral à l'Université de Chicago. Lui et son équipe de mentors ont utilisé des modèles théoriques pour prédire les caractéristiques de la fuite continue et riche en hélium dans la haute atmosphère de LHS 1140 b.

L'équipe de recherche a ensuite utilisé le "spectrographe à échelle infrarouge chaud" (WINERED) du télescope Magellan Clay de l'observatoire de Las Campanas au Chili pour effectuer des mesures réelles dans une fenêtre d'observation spéciale où LHS 1140 b transite avec une autre planète du même système. Les données n’ont montré aucun signal autour de l’autre planète, mais une trace claire de fuite d’hélium a été capturée avec succès à côté de LHS 1140 b. Les astronomes estiment que cette atmosphère persiste autour de LHS 1140 b depuis plus de 3 milliards d'années.
Ce résultat de détection statistiquement extrêmement concluant vérifie non seulement l'exactitude du modèle théorique, mais ouvre également une nouvelle voie possible aux observatoires au sol pour utiliser la « méthode de suivi des gaz échappés » pour explorer l'atmosphère des exoplanètes rocheuses. L’équipe de recherche prévoit de détecter davantage la composition chimique complète de l’atmosphère de LHS 1140 b à l’avenir et d’explorer si sa surface présente des conditions environnementales propices à la vie, comme les océans.