La France imposera à partir d'aujourd'hui de nouvelles taxes aux sociétés de commerce électronique telles que Shein et Temu, chaque article approchant les 20 euros

📅 2026-09-01

Résumé :

La France va imposer à partir de mardi une taxe sur les articles de mode ultra-rapide qui coûtera au final près de 20 euros par vêtement, selon l'AFP, le gouvernement visant à inclure Shein. Les principales plateformes de commerce électronique d’Asie, notamment. Cette taxe fait suite à une loi adoptée par le Parlement français en juin visant à réglementer les entreprises dites de « mode ultra-rapide ». Ces entreprises sont connues pour vendre de grandes quantités de vêtements de mauvaise qualité à des prix extrêmement bas.

C'est l'une des mesures prises par le gouvernement français pour freiner les géants asiatiques du e-commerce, dont Shein, Temu et AliExpress, qui ont connu un essor rapide en France ces dernières années.

«L'impact néfaste de la mode ultra-rapide sur notre environnement et notre économie est bien connu et bien documenté», a déclaré vendredi le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefebvre, en dévoilant les détails de la mesure.

En vertu de la réglementation, la mode ultra-rapide sera jugée selon deux critères : le nombre de vêtements mis sur le marché et le coût de réparation du vêtement par rapport à son prix d'achat.

Le coût d'un seul élément sera facturé proportionnellement au score de chaque élément sur ces deux critères.

D'ici 2026, les entreprises devront payer des amendes, par exemple, les sous-vêtements de la catégorie ultra-fast fashion seront taxés à 50 centimes d'euro, l'amende sur les T-shirts passera à 2 euros, sur les jeans à 9 euros et sur les vestes à 12 euros.

La taxe pourrait atteindre 19,50 € (22,60 $) par article d'ici 2030, mais elle sera toujours plafonnée à 50 % du prix hors taxe de l'article.

Le bureau de Lefebvre a déclaré qu'il développait actuellement un outil capable de collecter des données de manière indépendante (plutôt que de s'appuyer uniquement sur les propres déclarations d'une entreprise).

Shein a organisé lundi une introduction en bourse très médiatisée à Hong Kong, la valorisant à 26,3 milliards de dollars. Contacté par l'AFP, Shein a refusé de commenter.

Temu et AliExpress n'ont pas encore répondu à cette question.

La mesure a été critiquée quant aux détaillants qu'elle affectera.

En juillet, le bureau de Lefebvre a déclaré que la taxe ne s'appliquerait pas aux détaillants tels que H&M ou Zara, incitant certains à affirmer que la mesure semblait protéger les entreprises européennes et françaises.

Les responsables français ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils pensaient que Shein, Temu et AliExpress étaient les moteurs du boom de la mode ultra-rapide.

La Commission européenne a également soulevé des questions sur la conformité de la législation avec le droit européen, mais le bureau de Lefebvre a déclaré que ces préoccupations avaient été « supprimées » et que la mesure ne devrait pas être bloquée.

Pendant ce temps, la Chine a averti en juillet qu'elle pourrait exercer des représailles contre la loi française, qualifiant la réglementation de « discriminatoire » et de violation des principes commerciaux.

Selon le gouvernement français, depuis que l'UE a imposé le 1er juillet un droit de douane de 3 € sur les petits colis chinois, le nombre de petits colis importés de Chine vers l'UE a diminué d'environ 30 à 40 %.

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