Selon le site Internet « Nature », une épidémie du virus Nipah a récemment eu lieu dans l'État du Kerala, dans le sud du pays. Six personnes ont été infectées, deux sont décédées et plus de 700 contacts étroits ont été testés. Le gouvernement de l'État a fermé certaines installations de transports publics, écoles et bureaux. Quelle est l’ampleur de la menace du virus Nipah ? Cela provoquera-t-il une épidémie à grande échelle ?


Le virus Nipah est un virus transmis de l'animal à l'homme qui peut être contracté par la nourriture, comme les dattes contaminées par l'urine ou la salive de chauve-souris frugivore. Les symptômes de l'infection comprennent des maux de tête, une somnolence, des crises d'épilepsie, etc., qui peuvent rapidement se transformer en coma en quelques jours, entraînant des difficultés respiratoires, une encéphalite mortelle, etc., avec un taux de mortalité d'environ 40 à 75 %. Le Kerala a connu quatre épidémies au cours des cinq dernières années, tuant 17 personnes en 2018.

Il n’existe pas de remède spécifique contre l’infection par le virus Nipah et le traitement se limite à des soins de soutien, comprenant du repos et des liquides. Des anticorps monoclonaux pertinents sont en cours de développement et le remdesivir s'est également révélé efficace contre les singes infectés.

Les experts analysent que le virus Nipah peut être transmis de personne à personne, mais qu'il n'est pas aussi transmissible que d'autres virus animal à humain, et que le risque d'infection mondiale est faible. De plus, sa létalité élevée réduit également sa transmissibilité. Si elle devient plus douce et plus contagieuse, elle pourrait provoquer une épidémie plus importante.

Pour prévenir les épidémies du virus Nipah, il faut prêter attention à la gestion environnementale et écologique. La pression de survie de l'habitat peut accélérer la libération de virus par les chauves-souris, de sorte que la restauration des zones forestières peut les maintenir à une distance sûre des humains. En particulier, les fruits de certains arbres sont un délice pour les chauves-souris, mais les humains ne les mangent pas. Planter davantage de ces arbres peut empêcher les humains d’entrer en contact avec eux et de provoquer la propagation de virus.