Huawei a fait sensation au second semestre en contournant les sanctions américaines et en lançant le Kirin 9000S dans l'industrie, mais il a des objectifs plus larges pour l'avenir. Pour aider à atteindre cet objectif, certaines entreprises technologiques taïwanaises aident l’entreprise chinoise à créer des sociétés dans toute la région pour fabriquer des puces, selon Bloomberg.
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Centre commercial Huawei
Il est déjà clair que Huawei a construit une nouvelle usine de puces à Shenzhen, dont la construction a commencé en août de cette année, mais le dernier rapport de Bloomberg n'a pas mentionné son objectif.
Quant aux entreprises taïwanaises qui assisteront l'ancien géant chinois dans la mise en place de ce réseau « secret » d'usines de puces, TSMC n'en fait pas partie, mais les filiales chinoises de Zhongjia Hongtai, Chongyue Technology, Yaxiang Engineering, Silicone Hongsheng et Hantang Integration ont été citées.
La collaboration des deux sociétés est considérée comme cruciale pour construire une usine de semi-conducteurs de pointe à Taiwan. On peut donc raisonnablement supposer que leur intention est d'atteindre le même objectif en Chine. Le rapport ne mentionne pas la technologie que ces usines de puces produiront, ni la manière dont ces entreprises taïwanaises envisagent de fournir un soutien à Huawei.
Il est donc difficile de déterminer si Huawei a réellement violé les restrictions imposées par les sanctions commerciales américaines. Nous avons mentionné que la production en série du Kirin 9000S est assurée par le fabricant de semi-conducteurs SMIC. S’il ne peut pas acheter de machines EUV avancées auprès de sociétés telles que ASML, il ne pourra pas dépasser la limite supérieure de la technologie de lithographie 7 nm.
Il est interdit à ASML de vendre de tels équipements ultraviolets au SMIC ou à la Chine. Néanmoins, le rapport ne précise pas si ces entreprises taïwanaises pourraient jouer un rôle en aidant Huawei à produire les futurs smartphones, tablettes et chipsets automobiles dotés de processus de fabrication plus avancés.
Cependant, le rapport mentionne que l'une des sociétés est engagée dans des recherches sur les systèmes de gestion des déchets de semi-conducteurs, mais cela ne fournit toujours pas suffisamment d'informations pour expliquer quel est l'objectif ultime de Huawei à l'avenir. Peut-être que l’année prochaine nous aurons une idée plus claire.
Lire le rapport original :
https://www.bloomberg.com/news/articles/2023-10-03/taiwan-tech-companies-are-helping-huawei-build-a-secret-network-of-chip-plants