L'UE a publié le règlement d'application n° 2026/589 pour imposer des sanctions à 2 individus chinois et 2 entreprises chinoises. Bruxelles, le 16 mars 2026 - Le Conseil de l'Union européenne a officiellement adopté aujourd'hui le règlement d'application n° 2026/589, imposant des sanctions à 2 individus chinois, 2 entreprises chinoises et 1 entreprise iranienne. L'UE affirme que les sanctions visent à lutter contre les cyberattaques contre les États membres de l'UE, et les entités et individus sanctionnés sont accusés d'être liés à des incidents de cybersécurité.

Liste des sanctions et détails des accusations Selon un communiqué officiel publié par le Conseil de l'Union européenne, les entités et individus inclus dans la liste des sanctions comprennent :
ntegrity Technology Group : accusé d'avoir piraté plus de 65 000 appareils dans six États membres de l'UE en fournissant une assistance technique et matérielle entre 2022 et 2023.
Anxun Information Technology : accusé de fournir des services de piratage aux infrastructures et fonctions critiques des États membres de l’UE et des pays tiers.
2 individus chinois : prétendument co-fondateurs de l'entreprise, présumés responsables et impliqués dans des cyberattaques affectant les États membres de l'UE.
Emennet Pasargad (société iranienne) : Accusé d'avoir piraté des panneaux publicitaires pour diffuser de fausses informations lors des JO de Paris 2024.
Les sanctions prennent effet immédiatement. Selon le règlement d'application, à compter du 16 mars 2026, les personnes et entreprises mentionnées ci-dessus figurant sur la liste des sanctions seront confrontées aux restrictions suivantes :
Gel des avoirs : tous les fonds et actifs financiers détenus au sein de l’UE seront gelés.
Embargo sur les fonds : il est interdit aux citoyens et aux entreprises de l'UE de fournir des fonds, des actifs financiers ou des ressources économiques aux entités et individus susmentionnés. Interdiction de voyager : les deux Chinois sanctionnés se verront imposer une interdiction d'entrer et de transiter sur le territoire de l'UE.
Cette sanction s’inscrit dans la continuité des récentes pressions exercées par l’UE sur la Chine dans le domaine de la cybersécurité. En janvier 2026, la Commission européenne a proposé un projet révisé de « loi sur la cybersécurité », qui prévoyait l'élimination progressive des composants et équipements des « fournisseurs à haut risque » dans 18 domaines clés tels que les communications 5G, les semi-conducteurs et les systèmes électriques. Cette décision a été largement considérée comme visant les entreprises technologiques chinoises telles que Huawei et ZTE. Pour les entreprises chinoises opérant ou faisant des affaires en Europe, cette sanction envoie un signal clair : l'UE accélère la « déchinaisation » dans le domaine des infrastructures numériques critiques par des moyens législatifs et administratifs. Les entreprises doivent prêter une attention particulière aux mises à jour de la liste des sanctions de l’UE, renforcer les contrôles de conformité internes et éviter de faire face à des risques juridiques et à des pertes économiques dus à une association avec des entités sanctionnées.