Des chercheurs de l'Université de Cincinnati ont récemment publié une nouvelle étude accrocheuse dans la revue "Biological Timing and Sleep" sous Nature. Des recherches ont montré qu'une variété d'insectes tels que les mouches des fruits, les moustiques, les punaises triatomiques américaines et les araignées-araignées ont une horloge biologique quotidienne étroitement liée à l'humidité. Cette découverte révèle le rôle clé de l'humidité environnementale dans la régulation des cycles physiologiques des insectes.

Pendant longtemps, la communauté scientifique a généralement cru que la lumière et la température étaient les principaux facteurs environnementaux qui synchronisaient l’horloge biologique et régulaient les rythmes circadiens tels que le métabolisme animal et l’activité hormonale, tandis que l’impact de l’humidité faisait l’objet de moins d’attention. Pour explorer l'impact potentiel de l'humidité sur le comportement des insectes, une équipe de recherche dirigée par Joshua Benvai, professeur à l'Université de Cincinnati, a placé une variété d'insectes dans des chambres expérimentales avec une lumière et un climat contrôlés.

Les résultats expérimentaux montrent que ces insectes peuvent adapter leur comportement en conséquence aux changements périodiques de l’humidité de l’environnement. Plus important encore, même si les chercheurs ont ensuite supprimé le cycle d’humidité dans la chambre expérimentale, les insectes ont continué à maintenir le rythme établi d’alternance de périodes humides et sèches pendant un certain temps. Les chercheurs impliqués dans l’étude ont souligné que pour les organismes terrestres, maintenir l’équilibre hydrique et éviter la déshydratation sont la clé de la survie, et que la capacité de prédire les changements quotidiens d’humidité aide les insectes à se nourrir ou à effectuer d’autres activités consommatrices d’énergie à des moments plus sûrs.

Cependant, les chercheurs ont également découvert grâce à l'analyse des données que, comparés à la lumière et à la température du jour, les signaux d'humidité ont un effet moteur relativement faible sur le comportement des insectes, les moustiques montrant la réponse la plus faible aux changements d'humidité.

Ce résultat de recherche enrichit non seulement la compréhension de la communauté universitaire sur le mécanisme de régulation des horloges biologiques animales, mais déclenche également une discussion sur la question de savoir si les mammifères et même les humains sont également subtilement affectés par les rythmes d'humidité. Le chercheur qui a dirigé l'étude a déclaré que même si le rythme circadien des humains et des mammifères est principalement dominé par le cycle lumière-obscurité, il est encore nécessaire d'explorer davantage s'il existe des effets subtils de l'humidité dans le mécanisme d'intégration multisensorielle à l'avenir. La recherche a été financée par l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses.