Lors de la récente conférence IEDM, TSMC a présenté en avant-première une feuille de route pour le conditionnement de puces de nouvelle génération pouvant contenir plus d'un billion de transistors d'ici 2030. Cela coïncide avec la vision à long terme d'Intel. Un nombre aussi énorme de transistors sera atteint grâce à un packaging 3D avancé multi-puces. Mais TSMC vise également à accroître la complexité des puces monolithiques, pour parvenir à terme à une conception de 200 milliards de transistors sur une seule puce.
Cela nécessite que TSMC mette régulièrement à niveau les nœuds N2, N2P, N1.4 et N1 prévus. Bien que les architectures multi-puces gagnent actuellement du terrain, TSMC estime que la densité de packaging et la densité brute des transistors doivent augmenter simultanément. Le GPU GH100 de NVIDIA, doté de 80 milliards de transistors, est l'une des plus grandes puces disponibles aujourd'hui, à l'exclusion de la conception au niveau de la tranche de Cerebras.
Cependant, la feuille de route de TSMC prévoit plus que doubler ce nombre, d'abord avec des conceptions monolithiques de plus de 100 milliards de transistors, puis à terme de 200 milliards. Bien entendu, à mesure que la taille des puces augmente, le rendement devient plus difficile, c'est pourquoi le conditionnement avancé des petites puces devient essentiel.
Les produits de modules multipuces tels que le MI300X d'AMD et le PonteVecchio d'Intel ont intégré des dizaines de puces, dont 47 puces en PVC. TSMC envisage d'étendre cette extension aux boîtiers de puces abritant plus d'un billion de transistors grâce à ses technologies CoWoS, InFO, empilement 3D et bien d'autres.
Bien que le taux d'expansion ait ralenti récemment, TSMC est toujours confiant dans sa capacité à réaliser des percées en matière d'emballage et de processus pour répondre aux besoins futurs en matière de densité. L’investissement continu dans les fonderies garantit des progrès dans la libération des capacités de semi-conducteurs de nouvelle génération. Mais aussi agressive que soit la feuille de route, c’est la physique qui, en fin de compte, dictera le calendrier.