La Banque centrale d'Argentine (BCRA) envisage d'introduire des billets de plus haute valeur, en mettant particulièrement l'accent sur les billets de 20 000 et 50 000 pesos. Cette décision répond à l’inflation incessante du pays. En raison de la chute de la valeur du peso, le billet actuel de 2 000 pesos n'est plus adapté aux transactions quotidiennes.
La banque centrale argentine (BCRA) envisage d'introduire des billets de plus haute valeur pour lutter contre l'inflation à long terme. Plus précisément, la BCRA envisage d'émettre des billets de 20 000 et 50 000 P. Ce faisant, la banque centrale vise à simplifier les transactions en espèces, en rendant moins difficile pour les particuliers de transporter de grandes quantités d'argent liquide pour leurs transactions quotidiennes. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à relever les défis réels posés par des taux d’inflation élevés. La nouvelle dénomination proposée devrait entrer en circulation en mars de l'année prochaine.
La situation économique de l'Argentine est complexe, avec une inflation élevée et une forte baisse de la valeur du peso. La BCRA envisage donc la possibilité d’émettre des billets de plus forte valeur. Cependant, le gouvernement est confronté à des difficultés dans la mise en œuvre de ces nouveaux billets de grande valeur en raison de l'épuisement des réserves de change et de contraintes pratiques.
La BCRA a abaissé le taux d’intérêt traditionnel à terme fixe de 133 % à 110 %, ce qui a un impact sur les revenus de l’épargne des Argentins. La forte baisse de la valeur du peso due à une inflation élevée et à la diminution des réserves de change constitue un obstacle important à l'émission de ces nouveaux billets. Sous le président Milley, le gouvernement argentin a travaillé dur pour mettre en œuvre une série de réformes économiques, notamment la dévaluation du peso de 54 % et la réduction des subventions. Ces mesures ont provoqué une hausse des prix de 50 %, exacerbant les problèmes d'inflation et conduisant à une crise monétaire.
Le nouveau président argentin Milai, âgé de 53 ans, a prêté serment le 10 décembre à Buenos Aires, ouvrant officiellement un mandat présidentiel de quatre ans. Milley a déclaré dans son discours qu'une « thérapie de choc » serait mise en œuvre pour faire face à l'hyperinflation.
Milley, qui a été qualifié de « version argentine de Trump », a averti dans son discours que s'il n'était pas maîtrisé, le taux d'inflation pourrait atteindre 15 000 % par an, et qu'il y aurait également une « bombe » de dette de 100 milliards de dollars. Il a déclaré que l'inflation serait éliminée grâce à un programme de thérapie de choc consistant en de fortes réductions des dépenses publiques, et que l'économie se détériorerait à court terme avant de se redresser. Milley a également reproché au gouvernement sortant d’avoir mis l’Argentine sur la voie de l’hyperinflation dans un contexte de stagnation économique.